Qu’est-ce qu’un compte-titres ordinaire (CTO) ?
Le compte-titres ordinaire est un compte ouvert chez une banque ou un courtier, sur lequel on détient des instruments financiers : actions, parts d’ETF et d’autres fonds, obligations, droits. Il est associé à un compte espèces qui reçoit le produit des ventes et les dividendes, et qui finance les achats. Contrairement au PEA ou à l’assurance vie, le CTO n’est pas une enveloppe fiscale : il ne protège pas les gains de l’impôt, mais il n’impose aucune limite non plus.
Cette liberté fait du CTO l’enveloppe de ceux qui dépassent les plafonds du PEA, qui veulent des actions américaines ou des ETF qu’aucune enveloppe fiscale n’accepte, ou qui cherchent la simplicité. Elle explique aussi pourquoi le choix de l’établissement compte autant : sur un PEA, la loi plafonne une partie des frais ; sur un CTO, chacun fixe les siens.
Actions et ETF réels : 0 % de commission chez XTB
Aucune commission sur les actions et ETF réels jusqu’à 100 000 € de transactions par mois, puis 0,2 % (minimum 10 €). Droits de garde nuls sous 250 000 €, change à 0,5 %. À lire avant d’ouvrir : XTB est un courtier polonais, garantie des titres plafonnée dans son pays.
Découvrir le compte XTB →Lien partenaire. Investir comporte un risque de perte en capital. XTB propose aussi des CFD, qui ne sont pas des comptes-titres. Conditions applicables sur XTB.
Qui propose un CTO en France en 2026 ?
Quatre familles d’acteurs proposent un compte-titres ordinaire à un particulier résident en France. Les courtiers en ligne (français ou européens) se rémunèrent surtout sur les ordres : leurs tarifs sont bas, leur parcours est entièrement numérique, mais certains sont établis hors de France, ce qui change la garantie des titres et les formalités fiscales. Les banques en ligne ajoutent le CTO à un compte courant. Les banques de réseau (Crédit Agricole, BNP Paribas, Société Générale, Caisses d’Épargne, Crédit Mutuel…) facturent plus cher, souvent par ligne et par ordre, mais offrent une agence, un conseiller et une documentation fiscale française. Enfin les banques privées et les acteurs de la gestion accompagnée s’adressent à une clientèle patrimoniale.
Notre comparatif note 39 offres des trois premières familles, selon une grille unique. Les banques privées et les acteurs de gestion accompagnée, dont les tarifs sont rarement publiés, sont présentés sans note sur des pages dédiées : banques privées et gestion accompagnée.
Le meilleur CTO global en 2026
La note globale combine les frais (30 %), les marchés (20 %), la protection (20 %), l’expérience (15 %) et la fiscalité au quotidien (15 %). Au 7 octobre 2026, le podium est XTB (8,6/10, ordre de 1 000 € à 0,00 €, garantie locale : 22 000 €), devant Saxo Banque (8,6/10, ordre de 1 000 € à 2,00 €, garantie locale : 20 000 €), puis IG (8,2/10, ordre de 1 000 € à 0,00 €, garantie locale : 20 000 €). Ce classement n’est pas un conseil : il reflète une grille appliquée à des faits publics, et il peut changer à chaque mise à jour. Le tableau interactif permet de filtrer par type d’acteur, par accès aux actions américaines ou par garantie des titres.
Le CTO le moins cher
Sur notre profil de référence (20 000 € investis, 24 ordres de 1 000 € à Paris et 6 ordres de 1 000 € sur des actions américaines par an), IG coûte 0,00 € par an, soit 0,00 % de l’encours. L’écart avec les offres les plus chères dépasse plusieurs centaines d’euros par an, reconduits d’année en année. Le détail est sur la page CTO pas cher et le simulateur permet de refaire le calcul avec vos montants.
Le meilleur CTO pour les ETF
Pour un investisseur indiciel qui verse chaque mois, le coût d’un petit ordre et les droits de garde comptent plus que tout. Sur douze versements de 500 € et deux achats de 5 000 € par an, XTB est le moins cher parmi les offres qui proposent un vrai catalogue d’ETF (0,00 € par an). Les ETF de droit européen sont les seuls accessibles à un particulier ; voir le comparatif des CTO pour ETF.
Le meilleur CTO pour les actions américaines
Le PEA n’accepte pas les actions américaines : le CTO est la seule enveloppe qui permet d’en détenir. Le coût d’une action américaine se compose du courtage, du change et de la retenue sur les dividendes. IG est le moins cher sur notre scénario de douze ordres de 1 000 € par an (0,00 €, change compris). Le comparatif complet est sur CTO pour actions américaines.
Le meilleur CTO pour débuter
Pour un premier compte-titres, la qualité du parcours d’ouverture, de l’application et de l’aide fiscale compte davantage que quelques centimes de courtage. En pondérant l’expérience, la protection et la fiscalité au quotidien, BoursoBank arrive en tête. Détail et pièges à éviter sur la page CTO pour débutant.
Le meilleur CTO en banque de réseau
Les banques de réseau facturent plus cher, mais elles offrent un interlocuteur, un compte rattaché et un imprimé fiscal unique établi en France. Parmi elles, Crédit Agricole obtient la meilleure note du comparatif (6,5/10). Leurs tarifs étant souvent régionaux, nous publions un exemple officiel identifié sur chaque fiche : consultez toujours la brochure de votre propre caisse ou agence.
La fiscalité du CTO en 2026
Les gains réalisés (plus-values de cession) et les revenus (dividendes, coupons) d’un compte-titres sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, depuis la hausse de la CSG sur les revenus du capital au 1er janvier 2026. Vous pouvez opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu si votre taux marginal est faible : l’option est globale et annuelle. Les moins-values sont imputables sur les plus-values de même nature et reportables pendant dix ans. Un établissement établi en France envoie un imprimé fiscal unique qui récapitule vos revenus ; un établissement étranger n’y est pas tenu, et le compte doit alors être déclaré chaque année avec le formulaire 3916-bis.
Notre guide de la fiscalité du CTO détaille les règles, déclarer son CTO aux impôts indique les cases à remplir et le guide des moins-values explique comment les reporter.
CTO, PEA, assurance vie : lequel choisir ?
Le PEA est fiscalement plus favorable pour des actions et ETF européens éligibles (au bout de cinq ans, il ne reste que 18,6 % de prélèvements sociaux), mais il est plafonné à 150 000 € de versements et n’accepte pas les actions américaines. L’assurance vie est l’enveloppe de la transmission et de la fiscalité douce après huit ans, avec un choix de supports limité. Le CTO complète les deux : il accueille ce qu’ils refusent et ne bloque rien. Nos comparatifs CTO ou PEA, CTO ou assurance vie et CTO ou PER chiffrent ces arbitrages.
Les frais d’un CTO : ce qu’il faut vraiment regarder
Quatre postes font le coût d’un compte-titres : le courtage (forfait, pourcentage ou paliers), les droits de garde (annuels, sur l’encours ou par ligne), le change (majoration sur la conversion des devises) et les frais annexes (transfert, clôture, inactivité, données de marché). Le prix affiché d’un ordre ne dit presque rien : un courtier à « 0 € de commission » peut se rémunérer sur le change, une banque à 5 € l’ordre peut ajouter 0,3 % de garde par an. Seul un scénario complet permet de comparer, et c’est le principe de notre profil de référence. Voir les frais d’un CTO.
La protection de vos avoirs
Une banque établie en France adhère au Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR), qui garantit les titres jusqu’à 70 000 € par déposant et par établissement en cas d’indisponibilité, et les espèces jusqu’à 100 000 €. Un courtier établi dans un autre pays de l’Union européenne relève du système de garantie de son pays, dont le plafond est souvent de 20 000 €. Dans tous les cas, les titres sont censés être ségrégués des avoirs propres de l’établissement : leur conservation protège le client de la faillite du courtier, la garantie ne joue que pour la défaillance du teneur de compte. Notre guide garantie des titres détaille ces mécanismes.
Les sept erreurs à éviter avant d’ouvrir un CTO
- Juger sur le courtage affiché. Comptez la garde, le change et les abonnements.
- Ignorer l’entité qui tient le compte. Elle détermine la garantie des titres et les formalités fiscales.
- Oublier le 3916-bis. Un compte ouvert à l’étranger doit être déclaré, sous peine d’amende.
- Négliger le formulaire W-8BEN. Sans lui, les dividendes américains perdent 30 % au lieu de 15 %.
- Confondre CTO et CFD. Un CFD ne donne aucun titre et fait perdre de l’argent à la majorité des clients particuliers.
- Acheter hors PEA ce qui y entre. Pour les actions et ETF éligibles, le PEA est fiscalement meilleur.
- Vendre sans regarder les moins-values. Elles s’imputent et se reportent dix ans : à ne pas perdre.
Notre méthode de classement
La note globale est calculée, pas décidée : cinq sous-notes (frais 30 %, marchés 20 %, protection 20 %, expérience 15 %, fiscalité au quotidien 15 %) sont déduites de faits sourcés selon une grille publiée. Le critère de fiscalité au quotidien est propre au CTO : il mesure le travail qu’un établissement vous épargne (IFU, W-8BEN, relevés) ou vous laisse. Pour les frais, tous les acteurs sont appliqués au même scénario d’investisseur actif modéré. La page méthodologie publie la grille complète, les sources et le journal des contrôles.